Le dicton du jour

« Nun fà-te brüjà i œyi cun ë çevule d’i àutri »

Ne te fais pas brûler les yeux avec les oignons des autres (occupe-toi de tes oignons)

Monaco à travers les Siècles

Un brin d’histoire sur le pays

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5 – L’alliance française

L’alliance française

Cette nouvelle alliance donna au Prince de Monaco une place éminente à la Cour du roi de France. Le Roi lui accordera le duché de Valentinois avec la Pairie, ainsi que le comté de Carladès en Auvergne, et, en faveur de son fils Hercule, le marquisat des Baux, avec la seigneurie de Saint-Rémy. Ces terres étaient données en compensation des fiefs perdus en Italie du fait de la rupture avec l’Espagne.

Son règne fut des plus brillant et les relations étroites avec les rois Louis XIII et Louis XIV furent bénéfiques à la Principauté qui était assurée de la protection du roi le plus puissant d’Europe. Son petit-fils Louis, sera même le filleul du Roi Soleil.

Le Prince Louis Ier

A la mort du Prince en 1662, son fils Hercule étant décédé accidentellement, c’est son petit-fils Louis Ier (1642-1701) qui lui succéda.Ce Prince montra son attachement à la France en servant le Roi dans ses Armées lors des guerres dans les Pays-Bas espagnols et, durant la guerre de succession d’Espagne, représentera le Roi comme ambassadeur auprès du Pape.

Il fut le premier Prince à épouser une Française. Alors que les Grimaldi s’étaient alliés à des familles italiennes ou espagnoles, Louis Ier épousera Marie-Charlotte-Catherine, fille du maréchal de Gramont, représentant d’une famille considérable à la Cour de France.

Bien que souvent absent de Monaco, Louis Ier ne négligea pas les affaires de son pays. Il organisa l’approvisionnement de la population en usant de ses droits d’affermages sur ses domaines français. Il essaya de régler l’épineux problème des frontières de la Principauté avec les habitants de La Turbie. Mais son œuvre la plus considérable fut la promulgation des Statuts de la Principauté ou Code Louis pour l’organisation civile, judiciaire et administrative de son Etat.

Son épouse, la Princesse Charlotte, fonda sur le Rocher en 1663 le Couvent qui sera confié aux religieuses de l’ordre de la Visitation avec pour mission d’éduquer les jeunes filles. Ce bâtiment abrite aujourd’hui le Lycée Albert Ier.

Le Prince décèda à Rome, le 3 janvier 1701 alors qu’il était en mission pour garantir les intérêts de la France auprès du Saint-Siège.

Le XVIIIe siècle monégasque

Au Prince Louis Ier succéda son fils Antoine Ier. Il avait également épousé une personne de haute noblesse, Marie de Lorraine, fille de Louis de Lorraine, comte d’Armagnac et grand-écuyer de France.

6 – Le XVIIIe siècle monégasque

Le XVIIIe siècle monégasque

Le Prince Antoine Ier

Destiné aux armes au service de la France, comme ses ancêtres, il participa aux campagnes de Flandre et d’Allemagne. Mais, en raison de ses blessures et de difficultés financières dues aux dépenses somptuaires faites par son père lors de son ambassade à Rome, Antoine Ier se retira très tôt à Monaco. Il s’occupa des affaires du pays et, surtout, de l’amélioration des fortifications de Monaco. Il renforcera les défenses du Rocher en édifiant la tour de l’Oreillon (1708), en érigeant l’Eperon nord du Rocher en bastion, qui prendra le nom de Fort Antoine (1709), en surélevant le bastion de Serravalle et en construisant une immense citerne à l’emplacement de l’actuelle prison. Ces travaux durèrent jusqu’en 1714, date de la réalisation de la Porte haute de la Rampe Major. Ces transformations furent financées en partie par ses revenus des terres de France mais surtout par la fonte de ses pièces d’argenterie et la vente de biens de famille.

La Princesse Louise-Hippolyte

Après la paix du traité d’Utrecht qui mit fin aux guerres en Europe, le Prince se consacra à l’embellissement du Palais et de sa « maison de campagne » à Carnolès, près de Menton où, avec ses filles, il organisait des concerts et un cercle de lecture des œuvres qu’il recevait de Paris. Il entretint également une abondante correspondance diplomatique aussi bien avec la France que l’Italie.

Le Prince Jacques Ier

A sa mort, le Prince Antoine Ier n’ayant eu que des filles, c’est son aînée Louise-Hippolyte (1697-1731) qui lui succèdera, mais seulement pendant une très courte période, du 20 février au 29 décembre 1731, date de sa mort à la suite d’une épidémie de variole. Son époux, Jacques de Matignon, comte de Torigni, devenu Prince de Monaco par mariage en prenant le nom et les Armes des Grimaldi, lui succèdera sous le nom de Jacques Ier (1689-1751). Mais en 1733, il abdiquera en faveur de son fils aîné Honoré III.

Honoré III (1720-1795) se consacrera lui aussi au service armé du roi de France et se distinguera lors de la guerre de Succession d’Autriche mais également à la bataille de Fontenoy et à celle de Raucoux où il fut blessé.

Le Prince Honoré III

Ce Prince va connaître, dans cette seconde moitié du XVIIIème siècle, des moments très difficiles. Entre 1746 et 1747, la Principauté, prise dans cette guerre de Succession, est assiégée par les troupes du roi de Piémont-Sardaigne (Maison de Savoie) et celle de la Maison d’Autriche en conflit avec la France, bien que le Prince ait fait connaître la neutralité de son pays. Les troupes austro-sardes furent obligées de lever le siège à l’arrivée des secours français.

7 – De la Révolution française à l’Empire

De la Révolution française à l’Empire

Honoré III se rendit compte cependant que la puissance protectrice de la France n’était plus ce qu’elle était à l’époque du Roi Soleil. Le Rocher, malgré les défenses aménagées par Antoine Ier, n’était plus en mesure de résister à une attaque appuyée par de l’artillerie lourde de l’époque. Conscient de cette situation, le Prince avait déclaré la neutralité de la Principauté afin de la tenir à l’écart des nombreux conflits entre les puissances européennes.

Mais les épreuves les plus grandes attendaient ce Prince… celles de la Révolution française qui le 13 janvier 1793 décidera de la déchéance du Prince et du rattachement de la Principauté de Monaco à la France sous le nom de Fort d’Hercule, sous-préfecture du département des Alpes-Maritimes.

De 1793 jusqu’au traité de Paris du 30 mai 1814, Monaco n’existera plus en tant que principauté.

A la déchéance de l’Empereur Napoléon Ier, les Grimaldi retrouveront par le traité de Paris la pleine possession de leur Etat. La Principauté bénéficiera de la protection de la France telle qu’elle fut stipulée par le traité de Péronne (1641). Toutefois, après les Cent Jours, un nouveau traité de Paris (1815) confirma les Grimaldi dans leurs possessions mais plaça, d’autorité, la Principauté sous la protection du roi de Piémont-Sardaigne ! Alors que la Maison de Savoie n’avait eu de cesse au cours des siècles précédents de s’emparer de Monaco et de Menton. Cette disposition, comme on peut s’en douter, fut néfaste pour la Principauté.

La restauration des Princes de Monaco

Le Prince Honoré IV

Le Prince Honoré IV (1758-1819), son père Honoré III étant décédé à Paris le 12 mai 1795, fut rétabli dans ses droits souverains le 30 mai 1814 et prit possession de la Principauté le 17 juin 1814 par l’intermédiaire du gouverneur général qu’il avait nommé.

Le Prince Honoré V

Cependant, en raison de son état de santé, le Prince Honoré IV ne revit jamais sa Principauté ; il décèdera le 16 février 1819. Son fils Honoré-Gabriel, duc de Valentinois, Prince héréditaire, se fit donner une procuration pour l’administration du pays et se rendit à Monaco le 3 mars 1815, après avoir rencontré Napoléon à Antibes qui débarquait pour commencer sa marche sur Paris !

Le Prince héréditaire, devenu Honoré V (1778-1841), gouvernera la Principauté jusqu’en 1841. Son règne fut des plus difficiles en raison des faibles ressources du pays, de la perte des revenus des fiefs de France et des constants mouvements d’opposition au Prince qui aboutirent à de violentes émeutes à Menton en 1821.

8 – La restauration des Princes de Monaco

La restauration des Princes de Monaco

Mais le plus ardu fut de négocier un accord avec la Cour de Turin. Ce nouveau protecteur… entendait bien mettre la main sur Monaco et Menton, maintenant que les Grimaldi leur étaient livrés !

Les négociations aboutirent au traité de Stupinigi du 8 novembre 1817 qui plaça la Principauté sous la tutelle économique de Turin en supprimant les droits de taxes sur le sel, les tabacs et les importations sardes qui devaient revenir au Trésor monégasque. Une garnison sarde fut chargée de la protection de Monaco.

Privé de ressources, Honoré V pensa trouver la solution en frappant de taxes les produits de consommation et en créant un monopole d’Etat pour les importations comme les exportations de produits consommables. Il encouragea l’installation de petites entreprises (fabrique de toiles, de dentelles, de tissage) mais cette production de faible qualité ne pouvait s’exporter en raison des barrières douanières des pays voisins. Il fut donc interdit aux habitants de la Principauté d’acheter à l’étranger des produits qui étaient fabriqués à Monaco !… d’où le mécontentement auquel il fallut s’attendre.

Le perte des territoires de Menton et Roquebrune

Ces difficultés économiques n’étaient rien au regard des menées politiques de la Cour de Turin pour entretenir à Menton, ville plus peuplée que Monaco et ayant des ressources conséquentes avec la vente des agrumes et le produit de la pêche, des mouvements indépendantistes. Les idées libérales en Europe de 1820 et de 1848 eurent également de fortes répercussions sur les esprits de l’époque.

Le Prince Florestan Ier

A la mort d’Honoré V, le 2 octobre 1841, son frère Florestan (1785-1856) lui succèdera. Ce Prince mal préparé aux difficultés qui allaient l’attendre était plutôt attiré par la littérature et le théâtre. Heureusement il avait épousé une femme de grand caractère qui arrivera, dans le tumulte des événements qui allaient suivre, à sauver l’essentiel. La Princesse Caroline veillait !
Florestan Ier ne put rien faire d’autre que de poursuivre la politique dirigiste engagée par son frère. Les habitants de Menton réclamaient un abaissement conséquent des taxes sur l’exportation des agrumes. Cependant, les réformes entreprises – suppression du monopole d’Etat, diminution des taxes et des impôts – ne suffiront pas à apaiser les esprits.

Les événements de 1848, que ce soit en France comme en Italie où les peuples réclamaient plus de liberté et le suffrage universel, eurent des répercutions à Menton. La population voulut l’application de la Constitution libérale que le roi de Sardaigne venait de donner le 8 février à ses Etats.

9 – Le perte des territoires de Menton et Roquebrune

Le perte des territoires de Menton et Roquebrune

Le Prince Florestan ne sut pas réagir face à cette situation nouvelle. Il accordera le 25 février une Charte constitutionnelle d’esprit libéral… mais c’était trop tard ! Les esprits échauffés à Menton, encouragés par la garnison sarde, poussèrent la population à faire sécession.

Le 2 mars 1848, Menton se déclarera ville libre et constituera, avec les séparatistes, un gouvernement provisoire !

Territoire de la Principauté  Avant 1860

Le 30 juin, le Gouvernement provisoire, après consultation de la population, demandera le rattachement aux Etats sardes. Le 18 septembre, les Sardes prenaient possession des communes de Menton et de Roquebrune en attendant le règlement définitif de cette affaire entre Turin et le Prince de Monaco !

Au décès du Prince Florestan, le 20 juin 1856, rien n’était réglé et son fils Charles III (1818-1989) allait hériter de ce contentieux qui mettait en péril l’existence même de la Principauté.

Cependant, la donne politique allait rapidement changer avec l’arrivée aux affaires de Cavour, Premier ministre du roi Victor Emmanuel II. En négociant l’aide de Napoléon III pour son entreprise d’unification de l’Italie en faveur de la Maison de Savoie, Cavour proposera à la France la cession des Etats de Savoie et… du comté de Nice !

Par le traité de Turin du 24 mars 1860, et après consultation populaire, la Savoie et Nice étaient rattachés à la France.

Les villes libres de Menton et de Roquebrune par leur vote en faveur de la France furent rattachées au département des Alpes-Maritimes ! Situation insolite pour des populations qui avaient proclamé leur attachement au roi sarde.

Bien entendu, le Prince Charles III protestera vigoureusement auprès de la France pour son ingérence, mais devant les résultats de la consultation populaire (883 voix pour le rattachement à la France contre 54), le Prince préféra négocier avec l’empereur Napoléon III la cession de ses Communes (son ancêtre Charles Ier les avaient achetées en 1346 et 1355).

Le traité du 2 février 1861 réglait définitivement cette question par la vente à la France de Menton et Roquebrune. Ce traité prévoyait également le passage par Monaco de la ligne de chemin de fer qui allait relier Nice à Gênes, ainsi que la réalisation, aux frais de la France, d’une route littorale pour désenclaver la Principauté dont l’accès par voie terrestre, comme maritime, était des plus difficiles.

Dans cette affaire la Principauté perdit les 4/5èmes de son territoire. Elle sera réduite à une superficie de 150 hectares !

10 – Le renouveau

Le renouveau

Mais, cette situation nouvelle donnait au Prince Charles III la stature nouvelle d’un chef d’Etat, libre de toute entrave politique et apte à traiter avec les autres nations Européennes. C’est sous son règne que la Principauté va commencer à établir des relations diplomatiques en nommant des consuls ou en ouvrant des légations. Le Prince signera et adhérera à de nombreux traités pour affirmer sa souveraineté.

Sur le plan économique, une embellie commence à se dessiner. Le Prince Charles III donne son nom au quartier des Spélugues. Il encouragera, grâce aux judicieux conseils de sa mère la Princesse Caroline, l’implantation d’un cercle de jeux destiné aux riches étrangers qui découvrent ce que l’on va bientôt baptiser la Côte d’Azur.

Monte-Carlo, créé par Ordonnance Souveraine du 1er juin 1866, allait devenir le lieu privilégié de villégiature de riches hivernants. La Société des Bains de Mer, créée le 26 avril 1856, aura le monopole des jeux, à charge pour elle de créer et de gérer certains services d’intérêt général, comme l’éclairage et le nettoyage de la ville, la distribution de l’eau et du gaz, ainsi que les services de transport entre Monaco et Nice.

Ces nouvelles activités et l’afflux d’étrangers allaient créer une situation propice à l’expansion économique, à tel point que le Prince Charles III prit la décision, par une Ordonnance Souveraine du 8 février 1869, d’abolir tous les impôts directs perçus par le Trésor princier.

Monte-Carlo allait entrer de plain pied dans ce que l’on appellera la Belle Epoque. La Société des Bains de Mer organisera une vie mondaine et culturelle à l’égal des grandes capitales européennes, qui portera très haut la réputation de Monte-Carlo.

Le Prince Albert Ier

Albert Ier (1848-1922) succèdera à son père, le 10 septembre 1889. Ayant recueilli un pays en plein développement, il se consacrera à sa passion : la mer. Ses campagnes scientifiques sur les océans et vers le grand Nord polaire, ainsi que la qualité de ses recherches et travaux scientifiques lui valurent le titre de Prince Savant. Il fut à l’origine de la création d’une science nouvelle que l’on nommera l’Océanographie. Devant la richesse du produit de ses nombreuses campagnes, le Prince fera construire le Musée océanographique, qu’il voulut comme un temple dédié à la Mer.

Ses activités scientifiques ne le détournèrent cependant pas de ses responsabilités de souverain. Il donnera aux Monégasques leur première Constitution, le 5 janvier 1911. Par ce texte le Prince renonce à son pouvoir absolu et déclare que la Principauté est désormais une monarchie constitutionnelle.

11 – Le renouveau

Le renouveau

Le Prince Louis II

A son avènement, le 26 juin 1922, le Prince Louis II (1870-1949) trouvera une Principauté qui aura subi le contrecoup de la Grande Guerre et dont l’activité économique ne sera plus celle des époques passées.
A ces problèmes économiques se greffera la revendication des Monégasques pour obtenir une révision constitutionnelle. Des négociations longues et difficiles vont s’engager mais elles n’aboutiront qu’à des modifications partielles de ce texte en 1944 et 1946. Les circonstances de l’après Seconde Guerre Mondiale ne se prêtaient plus à ces revendications, le pays devait panser les blessures d’une double occupation italienne puis allemande.

Le Prince Rainier III

Le problème restait cependant entier et ce n’est qu’avec le Prince Rainier III, le 17 décembre 1962, que cette épineuse question fut réglée par la promulgation d’une Constitution qui organisa d’une façon claire le fonctionnement des Institutions et qui montra pendant plus d’un demi-siècle son efficacité.

Le Prince Rainier III (1923-2005) succède à son grand-père le 9 mai 1949. Ce jeune souverain, âgé de vingt-six ans, aura à relever son pays au sortir d’une guerre qui a embrasé le monde et qui laisse en Europe des pays déchirés et partagés par des systèmes politiques antagonistes.

Le Souverain va donner par sa nouvelle Constitution la stabilité politique à Monaco, gage d’un développement économique prometteur pour l’avenir. Le Prince Rainier III, qui de son vivant était déjà appelé le Prince Bâtisseur, va engager pendant les cinquante-six années de son règne la plus étonnante transformation économique, urbanistique et culturelle de son pays.

S.A.S. Le Prince Albert II

Par emprises successives sur la mer, la Principauté va s’agrandir de 31 hectares pour permettre la réalisation d’équipements touristiques au Larvotto et au Portier ou… tout simplement un nouveau quartier à Fontvieille !

Sur le plan international, il donnera une dimension sans pareille à son pays en redéfinissant les rapports entre la France et Monaco. Il fera admettre Monaco comme Etat membre de l’ONU en 1993 et en 2004 au Conseil de l’Europe (afin de mieux connaître la vie et l’œuvre de ce souverain voir sur le site officiel du Gouvernement Princier, l’Annexe au Journal de Monaco du 15 avril 2005)

Au décès du Prince Rainier III, le 6 avril 2005, son fils, le Prince Héréditaire Albert lui succèdera sous le nom d’Albert II.

Chapitre 1 : Dénomination ・ Objet ・ Durée ・ Siège ・ Social

ARTICLE PREMIER

L’association formée le 4 janvier 1924 et constituée en Comité National des Traditions Monégasques est régie par les dispositions légales applicables et par les présents statuts.

ARTICLE 2

Le Comité a pour objet:

  • De maintenir les traditions civiles et religieuses, de rechercher celles tombées en désuétude et de provoquer leur renaissance, à cette fin le Comité conseille les autres associations ou groupements de traditions et de folklore,
  • De conserver la langue monégasque, de la développer, de la divulguer, d’en promouvoir l’usage, de contribuer à son enseignement,
  • De rechercher, recueillir ou acquérir et conserver tous objets mobiliers, instruments, œuvres picturales, écrits, figurines, et d’utiliser tous supports pour mettre en valeur le patrimoine monégasque historique, intellectuel, artistique, culturel, pittoresque ou anecdotique,
  • D’exposer certains de ces éléments à la vue du public dans les locaux du Musée du Vieux Monaco ou dans d’autres salles en ville pour des expositions temporaires,
  • De veiller à la préservation des sites, de monuments ou parties de monuments, de motifs ornementaux présentant un caractère historique, culturel ou pittoresque, ainsi qu’au maintien de l’originalité de l’aspect architectural de certains quartiers,
  • De valoriser et de faire observer les principes coutumiers d’entraide, d’union, d’hospitalité et d’honneur,
  • D’entreprendre de façon générale toutes activités se rapportant à l’objet ci-dessus.

Chapitre 2 – Composition du comite – Admissions.

ARTICLE 5.-

Le Comité se compose de membres actifs de nationalité monégasque et majeurs qui s’engagent : à respecter, sans réserve, les présents statuts,
à œuvrer personnellement et d’une façon permanente à la réalisation des buts du Comité,
à participer aux différentes manifestations de traditions civiles ou religieuses.

ARTICLE 6.-

Les demandes d’admission, parrainées par deux membres actifs justifiant de trois années d’ancienneté, sont adressées au président du Comité. Elles sont présentées au conseil d’administration qui statue, à scrutin secret et à la majorité absolue de ses membres présents ou représentés. Les administrateurs ne peuvent donner qu’une seule procuration. Il est fait part des membres nouvellement admis à la plus proche assemblée générale

ARTICLE 7.-

Le conseil d’administration peut décider de l’admission de Membres d’Honneur, de Membres Honoraires et de Membres Associés.
Les Membres d’Honneur sont des personnes que le conseil d’administration entend distinguer d’une manière toute particulière.
Les Membres Honoraires sont des personnes qui ont particulièrement œuvré au service du Comité ou dans d’autres associations de traditions ou folkloriques.
Les Membres Associés sont des personnes qui par leurs connaissances ou leurs activités peuvent servir les buts du Comité.
Ces membres sont dispensés de cotisation et participent aux assemblées générales sans voix délibérative.

ARTICLE 8.-

La qualité de membre du Comité se perd :
Par la démission donnée par écrit au président du conseil d’administration,
Par la radiation prononcée par le conseil d’administration pour les membres qui n’observeraient pas les statuts ou qui se désintéresseraient des activités du Comité, ou bien pour des motifs graves et pour non paiement des cotisations après rappels. Avant toute décision, ces membres seront invités à présenter des explications.
Ils peuvent faire appel de la décision devant l’assemblée générale.

CHAPITRE 3 – ADMINISTRATION ET FONCTIONNEMENT.

ARTICLE 9.-

Le Comité est administré par un conseil d’administration investi des pouvoirs les plus étendus, composé de sept membres au moins et de onze membres au plus, majeurs et jouissant de leurs droits civils.
Le conseil d’administration est chargé de la gestion des affaires courantes. Il a qualité pour accepter les dons et legs.
Les administrateurs sont élus, parmi les membres actifs, par l’assemblée générale pour une durée de trois années. Leur mandat est renouvelable.
L’élection a lieu au scrutin secret et à la majorité absolue des membres présents ou représentés au premier tour et à la majorité relative au second tour.
En cas d’égalité des voix, le membre le plus âgé est déclaré élu.

ARTICLE 10.-

Pour la durée du mandat, le conseil désigne en son sein :
un Président qui convoque et préside le conseil. Il représente l’association dans tous les actes de la vie civile. Il la représente en justice lorsqu’elle est défenderesse. Il doit être autorisé par l’assemblée générale ou, en cas d’urgence, par le conseil d’administration pour intenter des actions en son nom.
Il est chargé d’exécuter les décisions du conseil d’administration qu’il préside, avec voix prépondérante.
Deux Vice-présidents qui remplacent le président en cas d’empêchement.
Un Secrétaire général qui seconde le président et qui assure les travaux d’ordre administratifs.
Un Trésorier assisté d’un Trésorier adjoint. Le Trésorier tient la comptabilité de l’association. Il réclame et reçoit les sommes dues au Comité et gère les comptes. Il assure tous paiements après visa préalable du président et il donne connaissance de l’état des comptes à chaque réunion.
Ces fonctions ne sont pas cumulables.
Le conseil d’administration peut déléguer les pouvoirs qu’il juge convenables à un ou plusieurs de ses membres par mandat spécial et écrit pour des objets déterminés.
Le conseil, pour la bonne gestion de ses activités peut, s’adjoindre des spécialistes. Ces conseillers techniques qui peuvent être recrutés en dehors du Comité, participent aux réunions du conseil sans voix délibérative.

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