Le dicton du jour :

« Qü pìscia ciàiru nun à büsœgnu nin d’u mèdicu nin d’u speçià »

Qui pisse clair n’a besoin ni du médecin ni du pharmacien

Evénement

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Monaco à travers les Siècles

Un brin d’histoire sur le pays

L’Ünicu

L'Ünicu

Munegu, baussu brecu aspramente sterile- che bagna üna marina largamente fertile ün arte, ün filusufia ün fintu, ün astrunumia...- enamurau de pürità, paije, libertà... à passau i seculi frupau ünt’a so’ fiertà ! Per l’inefabile clemença, duçù de l’aria, Munegu reparau dau munt’Agè, d’a Testa de Can, bunassi a putença manifesta, scapa prun ai venti, de direçiun varia. Fà che l’afeçiunau và au bagnu de marina ün zenà per cacià : saran, luvassu, umbrina, per patelà, per « zenzinà ». Recamperessa stu climà tüt’i süfragi se ghe ne fussa ün meyu ün autri paragi ? O ciütostu : seressa tegnüu per sumità se nun fussa ünraçinau ünte l’ümanità ? A lüje ! Munegu, nun ghe n’ai l’apanage ma vistu a to’ antichità, ai sença partage pusciüu dà ai toi »futon » e virtü integrale: graçia, finessa, tatu, vibraçiue lüstrale... e tamben pruclamu : a lüje munegasca adera a l’arima de cadün... e l’ünmasca. Mediterraneu ! credi avè ciü divini i flüssi ? Suriyu ! credi che ciü ilümini ? Qü u sà ? ma a bagnà e nostre rive a rüa piyi ton, pari a cheli de l’arima nüa. Acordi fundu, ün tüt’u Mundu ! Prun e prun, se nun tüti, cültivu visiue ün sen prufundu, de cunturni, de pusiçiue riche ün püre marine, ardue ünsuriyae... roche independente, sciure maraviyae... Munegu cristalisa tal’inchiesta. Certa festa è, sta qalità nativa. E acerta, che urbi et orbi, sarvu per u borni eletù au cuncursu de belessa, Munegu è vincitù ! Louis Barral (Graphie de l’auteur)

L’Unique

Monaco, roc abrupt, farouchement stérile - bordé par une mer infiniment fertile en philosophie, en art, en astronomie, en fards... - épris de pureté, de paix, de liberté, a franchi les siècles drapé dans sa fierté.

Pour l’ineffable clémence, douceur de l’air Monaco - protégé par l’Agel et la Tête de chien, hautes parois, admirables esthètes- souvent échappe aux vents de quasi toutes aires. Aussi, les purs s’adonnent au bain de mer en janvier, pour chasser : loup, ombrine ou serran, pour détacher patelles et oursins à la pelle, Ce climat emporterait-il tous les suffrages s’il en était de meilleurs sur d’autres rivages ? Ou plutôt, serait-il tenu pour le summum s’il n’était enraciné dans le cœur de l’Homme ? La lumière !... En l’absence de tout apanage Monaco tient un avantage. Vu son âge, ses photons ont acquis les vertus ancestrales : grâce, finesse, tact, vibrations lustrales... Aussi, la lumière monégasque étincelle, miroite dans l’âme de chacun... l’ensorcelle. Méditerranée ! Es-tu ici plus divine qu’ailleurs ? Soleil ! Crois-tu que plus tu illumines ? Qui sait ? Mais à baigner nos rives à dictames vous trouvez des couleurs assorties à nos âmes. Assonance profonde épandue en le Monde ! Tant et tant, sinon tous entretiennent visages en leur moi profond, de contours, de paysages riches en pures mers, ardeurs ensoleillées, roches indépendantes, fleurs émerveillées... Monaco cristallise cette quête. Fête est cette qualité innée, et de ce fait urbi et orbi, sauf pour l’aveugle du cœur, du concours de beauté, Monaco sort vainqueur ! (Traduction de l'auteur)
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