Le dicton du jour :

« L’ayu fà drissà u batayu »

L’ail fait dresser le battant

Evénement

20 mai 2019 - San Bernardìn

Lünesdì, u vinti de màgiu d'u 2019

S'il pleut à la St Bernardin, tu peux dire adieu à ton vin

Monaco à travers les Siècles

Un brin d’histoire sur le pays

L’Ünicu

L’Ünicu

Munegu, baussu brecu aspramente sterile-
che bagna üna marina largamente fertile
ün arte, ün filusufia
ün fintu, ün astrunumia…-
enamurau de pürità, paije, libertà…
à passau i seculi frupau ünt’a so’ fiertà !

Per l’inefabile clemença, duçù de l’aria,
Munegu reparau dau munt’Agè, d’a Testa
de Can, bunassi a putença manifesta,
scapa prun ai venti, de direçiun varia.
Fà che l’afeçiunau và au bagnu de marina
ün zenà per cacià : saran, luvassu, umbrina,
per patelà,
per « zenzinà ».
Recamperessa stu climà tüt’i süfragi
se ghe ne fussa ün meyu ün autri paragi ?
O ciütostu : seressa tegnüu per sumità
se nun fussa ünraçinau ünte l’ümanità ?

A lüje ! Munegu, nun ghe n’ai l’apanage
ma vistu a to’ antichità, ai sença partage
pusciüu dà ai toi »futon » e virtü integrale:
graçia, finessa, tatu, vibraçiue lüstrale…
e tamben pruclamu : a lüje munegasca
adera a l’arima de cadün… e l’ünmasca.

Mediterraneu ! credi avè ciü divini
i flüssi ? Suriyu ! credi che ciü ilümini ?
Qü u sà ? ma a bagnà e nostre rive a rüa
piyi ton, pari a cheli de l’arima nüa.
Acordi fundu,
ün tüt’u Mundu !

Prun e prun, se nun tüti, cültivu visiue
ün sen prufundu, de cunturni, de pusiçiue
riche ün püre marine, ardue ünsuriyae…
roche independente, sciure maraviyae…
Munegu cristalisa tal’inchiesta.
Certa festa è, sta qalità nativa.
E acerta, che urbi et orbi, sarvu per u borni eletù
au cuncursu de belessa, Munegu è vincitù !

Louis Barral
(Graphie de l’auteur)

L’Unique

Monaco, roc abrupt, farouchement stérile –
bordé par une mer infiniment fertile
en philosophie, en art,
en astronomie, en fards… –
épris de pureté, de paix, de liberté,
a franchi les siècles drapé dans sa fierté.

Pour l’ineffable clémence, douceur de l’air
Monaco – protégé par l’Agel et la Tête
de chien, hautes parois, admirables esthètes-
souvent échappe aux vents de quasi toutes aires.
Aussi, les purs s’adonnent au bain de mer en
janvier, pour chasser : loup, ombrine ou serran,
pour détacher patelles
et oursins à la pelle,
Ce climat emporterait-il tous les suffrages
s’il en était de meilleurs sur d’autres rivages ?
Ou plutôt, serait-il tenu pour le summum
s’il n’était enraciné dans le cœur de l’Homme ?

La lumière !… En l’absence de tout apanage
Monaco tient un avantage. Vu son âge,
ses photons ont acquis les vertus ancestrales :
grâce, finesse, tact, vibrations lustrales…
Aussi, la lumière monégasque étincelle,
miroite dans l’âme de chacun… l’ensorcelle.

Méditerranée ! Es-tu ici plus divine
qu’ailleurs ? Soleil ! Crois-tu que plus tu illumines ?
Qui sait ? Mais à baigner nos rives à dictames
vous trouvez des couleurs assorties à nos âmes.
Assonance profonde
épandue en le Monde !

Tant et tant, sinon tous entretiennent visages
en leur moi profond, de contours, de paysages
riches en pures mers, ardeurs ensoleillées,
roches indépendantes, fleurs émerveillées…
Monaco cristallise cette quête.
Fête est cette qualité innée,
et de ce fait urbi et orbi, sauf pour l’aveugle du cœur,
du concours de beauté, Monaco sort vainqueur !

(Traduction de l’auteur)

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